"L’ouverture des Jeux olympiques d’hiver, ce 10 février 2006 à Turin (Italie), constituera une première dans l’histoire des manifestations sportives internationales grâce à la mise en œuvre fructueuse d’une approche totalement intégrée destinée à réduire l’impact de cet événement sur l’environnement de la planète."
Soyons clair : l'impact de cette manifestation est énorme au niveau dépense énergétique mais des avancées (timides) ont eu lieu comme l'installation de panneaux photovoltaïques dans certains refuges ou 2000 M² de panneaux solaires placés sur les toits des bâtiments pour la production de l'eau chaude sanitaire et encore la production d'hydrogène par photovoltaïque qui est utiliser pour produire de l'électricité.
Je vous laisse découvrir une video réalisée par TVLINK
Nos amis québecois avaient déjà fait le coup en 2003 en lançant un appel d'offre de 1000 MW (gagné par Général Electric - voir leur "press-release" en anglais).
Et bien ils remettent le couvert avec un appel d'offre de 2000 MW !
Les besoins seront répartis par tranche, de 2009 à 2013.
A ma connaissance, le plus gros appel d'offre jamais fait dans le domaine de l'éolien !
Si vous êtes intéressés, vous pouvez répondre jusqu'au 15 décembre 2006 à 16h (heure de Montréal, pour les distraits). Il faudra préalablement vous séparer de 1.000€ pour les frais d'inscription !
Une entreprise canadienne, Iogen Corp., est à l'origine d'une nouvelle technologie permettant de produire de l'éthanol cellulosique à partir de la paille de blé. Fondée en 1974 à Ottawa, la société a fait d'importants investissements dans les techniques enzymatiques de traitement des fibres au cours des trente dernières années. Ces investissements lui ont permis de devenir le chef de file mondial dans l'utilisation industrielle des technologies enzymatiques.
L'usine peut traiter jusqu'à 40 tonnes de paille de blé chaque jour. Elle utilise des enzymes produites par une installation de fermentation adjacente et fonctionnant 24h/24, 7 jours sur 7. Le procédé de conversion utilisé et mis au point par Iogen Corporation se déroule en quatre étapes.
Le prétraitement prépare la biomasse à subir l'action des enzymes. Vient ensuite l'hydrolyse, d'une durée de 7 jours en milieu aéré à 50°C qui précède la fermentation. Cette troisième étape nécessite l'ajout d'une enzyme initialement développée à Purdue University : l'enzyme Saccharomyces 1400(LNH-ST). En dernier lieu, la filtration puis distillation permettent la récupération de l'éthanol hautement purifié.
L'un des principaux sous-produits de la conversion est de la lignine, une substance organique qui imprègne les fibres du bois et les rend imperméables, inextensibles et rigides. La société n'ayant trouvé aucune application à ce sous-produit, il est donc brûlé au sein même de l'usine et fournit l'énergie nécessaire au fonctionnement de l'ensemble de l'installation.
Début 2006, la société Volkswagen, en collaboration avec Shell, a annoncé vouloir participer à une étude de faisabilité sur la construction d'une usine basée sur le procédé Iogen, en Allemagne.
Le vice-président d'Iogen, Jeff Passmore, a indiqué, qu'à sa connaissance, c'est la première fois qu'un constructeur d'automobiles envisage de s'impliquer dans la production de carburant. Selon lui, l'intérêt de Volkswagen découle des objectifs exigeants imposés à l'Union européenne en matière de réduction des Gaz à Effet de Serre, afin de respecter le protocole de Kyoto. Au contraire, le Canada n'a pas de réglementation sur les émissions de GES des véhicules. Le gouvernement se fie sur la bonne volonté des constructeurs pour réduire les émissions.
Par ailleurs, la société est en pourparlers avec le ministère fédéral canadien de l'Industrie à propos de la construction d'une usine, que serait probablement située en Saskatchewan ou en Alberta.
(Source : ADIT)
un article tiré de l'excellent Alter Business News n°108 :
Lors du forum international « Changements climatiques : Energie et Mobilité » qui s’est déroulé à Genève, du 23 au 27 janvier dernier à l’initiative du Forum économique des régions d’Europe (Fedre), l’une des interventions s’est déroulée sous forme d’un exercice, a priori utopique, mais chargée d’enseignements : comment atteindre 100% d’électricité produite sur base d’énergies renouvelables en 2035 au niveau mondial. Les représentants du géothermique, de l’hydraulique, du solaire, de l’éolien ont essayé de répondre pour leur domaine respectif.
« 99% de la terre est à plus de 1000°C ! », rappelle François-David Vuataz, directeur du Centre de recherche en géothermie de Neuchâtel. « Aujourd’hui, poursuit-il, seuls 60 millions d’habitants dans le monde sont alimentés par de l’électricité géothermique, alors qu’environ 40 pays dans le monde pourraient produire 100% de leur électricité au moyen de la technologie géothermique actuelle. Soit 650 millions d’habitants. » Un constat interpellant qu’il nuance aussitôt. « Deux raisons majeures freinent ce développement. Premièrement, la technologie actuelle comporte encore de nombreuses inconnues et, par conséquent, les producteurs n’osent pas investir dans une énergie qui comporte un tel risque minier. Deuxièmement, la géothermie ne reçoit aucun soutien et n’est pas donc pas compétitive sur le marché. »
« Chaque mètre carré de désert pourrait produire l’équivalent d’un baril de pétrole par an grâce au solaire thermique » propose ensuite Jacques de Lalaing, managing director chez Solar Power Group. Une manne d’or pour les pays d’Afrique du Nord qui vont voir leur demande en énergie exploser dans les décennies à venir. « On pourrait produire 30 à 40 pour cent de l’électricité mondiale d’ici 2030 grâce à l’énergie solaire si on commence tout de suite ! » enchaîne-t-il. « Dans les années 80-90, aux Etats-Unis, plusieurs centaines de mégawatt étaient fournis grâce au solaire thermique. Avec la baisse du coût du pétrole, l’avantage compétitif du solaire thermique a disparu. Depuis, la crise pétrolière, l’énergie solaire repèse dans la balance mais il faudra du temps pour développer les structures nécessaires et gagner la confiance des gens. »
Du côté de l’éolien, les perspectives de l’énergie éolienne dépendent de la façon dont elle sera mixée aux autres types de source d’énergie. « Si ce « mix » peut contrer le caractère intermittent de cette ressource alors l’éolien pourrait intervenir à 30% dans notre équation. » affirme, M. Fransisco Paolo Liuzzi, directeur de Vestas Mediterranean East IWT-Italian Wind Technology.
Et l’hydraulique ? Cette dernière étant l’énergie renouvelable la plus développée aujourd’hui (17% dans le monde), le défi reviendrait plutôt à maintenir sa part de marché actuelle. « Cela revient en réalité à doubler les capacités actuelles pour couvrir le même pourcentage face à l’explosion de la demande dans les décennies à venir. Ce qui correspond à un investissement de 20 milliards d’euros par an jusqu’en 2030. C’est ce dernier point qui freine le développement de cette énergie en plus des nombreuses oppositions environnementales. » termine M. Jean-Michel Devernay, Directeur Adjoint du Centre d’ingénierie hydraulique d’EDF. Faites le compte et rêvez une minute...
« Dans les rêves commence la responsabilité... », disait W. B. Yeats, poète et conteur.
Plus d’infos :
Forum « Changements climatiques : Energie et Mobilité »
(Source : Alter Business News)
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