L'Italie, malgré le retard accumulé par rapport à l'Allemagne et au Japon, progresse fortement dans le secteur des bâtiments à faible consommation d'énergie. Les avancées se concentrent principalement sur deux produits : les panneaux photovoltaïques et les installations visant l'autosubsistance en énergie électrique, en eau chaude et en régulation de la température.
Parmi les exemples d'innovations italiennes, on peut citer le projet "Casa 2 litri" à Ozzano dell'Emilia, une maison couvrant tous les besoins en énergie et en climatisation avec seulement 2 litres de gasoil par an et par mètre carré, soit un dixième de la consommation moyenne habituelle. L'Italie est également à l'avant-garde des systèmes intégrés hybrides de panneaux photovoltaïques et solaires, comme dans le projet "Tis" de Secco Sistemi à Bologne.
Solarday, une entreprise de la province de Milan, intègre quant à elle des modules photovoltaïques directement dans les parois, et a déjà réalisé un prototype de plaque d'1 mètre sur 3,6 contenant 56 cellules. Des panneaux photovoltaïques transparents, pouvant faire office de vitre ou être posés sur les murs, ont aussi été annoncés à Naples lors de EnergyMed, une exposition sur l'énergie renouvelable et l'efficacité énergétique dans le pourtour méditerranéen. Ces panneaux comportent une fine pellicule à base de tellurure de cadmium, qui coûte cinq fois moins cher que le silicium tout en absorbant 50% d'énergie solaire en plus. Le brevet de cette invention appartient à l'université de Parme et la production industrielle est assurée par l'entreprise Marcegaglia Energy, la commercialisation étant prévue pour fin 2008.
Source : "Il Sole 24 Ore, 23/03/2007"
Origine : BE Italie numéro 54 (20/04/2007) - Ambassade de France en Italie / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/42412.htm
Dans l'Himachal Pradesh, région en bordure de l'Himalaya, les villages les plus reculés sont souvent dépourvus de tout. La fourniture d'électricité, comme des infrastructures routières mêmes sommaires n'atteignent pas tous les villages. Pour lutter contre ces problèmes, les projets hydroélectriques de petite taille sont particulièrement intéressants, surtout lorsque l'on considère les applications qui peuvent être réalisées via la production d'électrique.
Par exemple, dans le district de Kullu, les villageois de Mangarh ont pu accéder à une énergie bon marché grâce à une installation hydro-électrique de 5 kW implantée près de leur village. Alors qu'auparavant les tarifs proposés étaient de Rs 450 environ (environ 7,85 euros) pour 3 mois, aujourd'hui, Rs 60 (1,05 euros) sont facturés par le comité qui gère l'installation de production, pour la même durée. Mais surtout, l'électricité produite est aussi utilisée pour désenclaver le village. L'installation a en effet été reliée à un système qui permet de tracter des marchandises à l'aide d'un câble. Dans cette région montagneuse, ce progrès permet au villageois de ne plus avoir à ramener à pied et sur leur dos, depuis la route la plus proche, les produits qu'ils avaient pu acheter alentour.
Cette installation a été financée conjointement par le gouvernement britannique et une ONG indienne, l'Himalayan Environmental Studies and Conservation Organisation (HESCO).
Sources: Mini hydel power plant makes Himachal villagers' life easy" - ANI - 28/03/2007 - http://www.newskerala.com/news.php?action=fullnews&id=11685
Origine : BE Inde numéro 23 (17/04/2007) - Ambassade de France en Inde / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/42283.htm
La faculté des sciences de l'ingénieur de l'université de Duisburg-Essen vient de démarrer deux projets de recherche visant à optimiser le transport de l'électricité produite dans les parcs éoliens en mer jusqu'au réseau électrique terrestre.
Le premier projet (18 mois) doit permettre de développer des alternatives de transmission de l'énergie qui soient à la fois respectueuses de l'environnement et adaptées aux réseaux 110 kV déjà existants dans le Nord de l'Allemagne. Etant donné que la population craint les champs électromagnétiques produits par les lignes électriques aériennes, l'étude se concentrera sur la sélection des meilleurs câbles souterrains. Le second projet (3 ans) porte quant à lui sur le développement de câbles sous-marins.
Un système de câbles d'un nouveau genre devrait ainsi voir le jour : bipolaire, il serait constituer de câbles sous-marins et terrestres et capable de transporter de l'électricité à extrêmement haute tension.
Le premier projet (180.000 euros) est financé par l'Office fédéral pour la protection de la nature, le second (650.000 euros) par le Ministère fédéral de l'environnement et soutenu par des acteurs industriels.
(Source : ADIT )
Dépêche idw, communiqué de presse de l'Université Duisburg-Essen - 27/03/2007
Contact : - http://www.uni-duisburg-essen.de/ Prof. Dr. Heinrich Brakelmann - tél : +49 203 379 3375
Le groupe laitier Theo Müller a annoncé qu'il se lancerait, d'ici la fin de l'année, dans la production de bio-éthanol à partir de résidus du lait, ce qui constituera, selon lui, une première mondiale. Le groupe a investi 20 millions d'euros pour développer un procédé qui permettra de produire de l'éthanol à partir du petit-lait (ou lactosérum), sous-produit obtenu lors de la fabrication du fromage. Cette matière première, qui jusqu'à présent était éliminée, est quasiment gratuite, ce qui en fait un concurrent sérieux par rapport à d'autres produits végétaux, comme l'orge ou la betterave sucrière, qui nécessitent des superficies arables importantes.
L'entreprise espère produire d'ici 2008 dix millions de litres de bio-éthanol "laitier", dans une usine construite à cet effet à Leppersdorf, près de Dresde, a précisé M. Müller, PDG du groupe Theo Müller.
Cette annonce survient alors que les ministres européens de l'énergie se sont mis d'accord en février 2007 pour s'imposer comme objectif une incorporation de 10% de bio-carburants dans les carburants consommés par les véhicules de l'Union européenne d'ici 2020.
(Source : ADIT Dépêche AFP - 26/03/2007)
Note : Noublions pas que nos paisibles vaches sont responsables de l'émission d'une quantité non négligeable de gaz à effet de serre (méthane). Une manière ici de diminuer quelque peu la facture, même si il serait sans doute plus efficace de consommer moins de viande :)
L'institut Leibniz de génie agricole de Potsdam-Bornim (ATB) a développé un nouveau procédé de séparation magnétique des bactéries permettant de doubler la productivité des installations de production de biogaz.
Les performances des installations habituelles sont limitées par une trop faible concentration des bactéries responsables de la méthanisation. Au moment du renouvellement du substrat, la plupart des microorganismes sont éliminés en même temps que la matière fermentée. Les bactéries, qui métabolisent les liaisons carbone contenues dans le substrat, sont pourtant responsables de la production du biogaz.
A l'aide d'un processus physique simple, les scientifiques de Potsdam sont parvenus à retenir les bactéries dans le réacteur et à les enrichir. Des particules magnétiques sont introduites en très faible quantité dans la cuve et retenues dans le substrat par les "flocons" de bactéries. Il devient alors possible, à l'aide d'un aimant permanent de séparer les bactéries et de les réintroduire en temps voulu dans le réacteur. Pour la magnétisation des "flocons" de bactéries, on peut avoir recours à des produits usuels tels que la ferrite.
Les essais ont démontré que grâce à un tel processus, on pouvait doubler le rendement des bactéries et donc augmenter la productivité de l'installation.
Ce procédé est bien adapté à la fermentation de substrats riches en eau, tels que les jus de distillerie, mais il est également utilisable pour la fermentation de matières renouvelables solides.
Suite au succès de cette phase de test, l'institut recherche désormais des partenaires pour l'application pratique du procédé.
Pour en savoir plus :Prof. Dr. Bernd Linke et Dipl.-Ing. Jan Mumme - Leibniz-Institut für Agrartechnik Potsdam-Bornim e.V. (ATB), Abteilung Bioverfahrenstechnik, Max-Eyth-Allee 100, D14469 Potsdam - tél : +49 331 5699 110, fax : +49 331 5699 849 - email : blinke@atb-potsdam.de et jmumme@atb-potsdam.de - http://www.atb-potsdam.de/
Source : ADIT et Dépêche idw, communiqué de l'institut Leibniz Institut pour les techniques agricoles de Potsdam-Bornim - 29/03/2007
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