40 m² de panneaux photovoltaïques ont été posés sur l’hôtel de ville.
Genappe est la première autorité publique à concrétiser un tel projet.
C’est une première wallonne, et les visiteurs de ce Week-end de l’énergie pourront s’en faire expliquer tous les détails. Depuis cette semaine, 40 mètres carrés de panneaux photovoltaïques sont installés sur le toit de l’hôtel de ville de Genappe, à l’Espace 2 000. Le tout est relié à l’installation électrique du bâtiment, et fonctionne déjà.
Le courant continu produit par les panneaux est transformé en courant alternatif par un onduleur, et arrive dans l’installation électrique normale. Un système informatique sert à contrôler en continu le nombre de watts injectés. La production espérée est de 4 000 kilowatts par an, soit l’équivalent de la consommation d’un ménage de trois à quatre personnes. Cela devrait en réalité couvrir 7 pc de la consommation de l’hôtel de ville, soit 2 pc de la consommation de tout l’Espace 2 000. Et pendant les heures de week-end ou les longues soirées d’été, le courant non consommé sera réinjecté sur le réseau.
Genappe est la première autorité publique en Wallonie à concrétiser un tel projet et ne compte pas en rester là : même s’il s’agit à ce stade d’une expérience pilote, le bourgmestre Gérard Couronné a annoncé ce jeudi que d’autres bâtiments communaux, et notamment des écoles, allaient également être équipés de la sorte quand l’orientation et la structure des toits le permettent. "Il est à noter que la Ville pourra être considérée comme auto producteur au terme du décret wallon sur l’organisation du marché régional de l’électricité, précise le maïeur. Elle pourra introduire une procédure d’octroi de certificats verts."
Le coût total avoisine les 30000 euros mais n’apparaîtra pas en négatif dans les dépenses communales. C’est en effet le système du tiers investisseur qui a été choisi pour financer l’installation. Concrètement, la SA Sedifin Solar System préfinance ces panneaux et facture à la commune l’énergie produite durant 20 ans : ce sont donc les économies générées qui remboursent le prêt. La convention de 20 ans prévoit aussi une garantie de continuité du fonctionnement et de la maintenance. Et quand elle prend fin, les panneaux deviennent propriété de la Ville, ce qui est intéressant puisque leur durée de vie dépasse les 30 ans.
Sur un autre plan, le projet permet une économie nette de CO2 d’environ 1 300 kg par an dès la quatrième année, le CO2 évité pendant les 3 premières années compensant celui émis pour la fabrication des panneaux.
(Source : La Libre Belgique - Vincent Fif - 22/06/07)
Plus d'infos :
- "Vidéo : Sedifin, une société active dans les économies d’énergie"
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