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Europe bouge

Compagne Energie Durable pour l'Europe
Jeudi 27 avril 2006

La jeune pousse HydroVenturi, issue d'Imperial College, a élaboré un appareil exploitant l'énergie des courants marins, le Rochester Venturi (RV) qui ne nécessite pas de partie mobile. D'après ses concepteurs, cette technologie, appelée Ultra Low Head Hydropower (ULHH) peut se révéler plus compétitive que les combustibles fossiles.
Ce système est basé sur le tube venturi, qui se resserre comme un entonnoir, dont l'usage principal est les mesures de débit de fluides incompressibles (essentiellement liquides). Ce tube est basé sur le
principe de Bernoulli, qui stipule qu'à hauteur constante l'augmentation de débit entraîne une réduction de pression. Cette chute de pression est plus importante au niveau du col du venturi. L'idée principale d'HydroVenturi est d'utiliser cette chute de pression pour aspirer de l'air, comme dans une trompe à eau. Cet air sert à faire tourner une turbine qui produit de l'électricité.


Le système pourrait très bien aspirer de l'eau pour entraîner une turbine mais l'air possède de nombreux avantages :
- pas besoin de partie mobile ou électrique sous-marines ;
- les turbines peuvent se situer sur la côte, à 50 m du RV, et les pertes par frottements sont mineures ;
- l'air étant 1000 fois moins dense que l'eau, il profite de l'énorme potentiel d'énergie cinétique de cette dernière ;
- les turbines utilisant de l'air sont plus petites que celles utilisant de l'eau, mais fonctionnent à des vitesses plus élevées.
En plus des avantages liés à l'utilisation de l'air en tant que fluide secondaire, le RV peut être installé dans des eaux moins rapides et moins profondes que les autres systèmes sous-marins. Le RV opère facilement entre 2 et 30 m alors que les autres appareils doivent être situés entre 30 et 50 m de profondeur dans des zones où les courants de marée sont élevés.
Sa flexibilité et l'absence de maintenance particulière, généralement nécessaire aux systèmes sous-marins, rendent le RV particulièrement compétitif par rapport aux combustibles fossiles.
Le système a été testé dans le nord de l'Angleterre et les Midlands. Des études de faisabilité sont effectuées en Ecosse, au Canada, à New York, en Islande et en Nouvelle-Zélande. La prochaine installation du système aura lieu en Nouvelle-Zélande.

(Source : ADIT )

La ville de San Fransico envisage l'utilisation de cette technologie. Voir article MSNBC

par Eole publié dans : News
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Jeudi 27 avril 2006

Sainte-Suzanne dispose aujourd’hui d’une centrale électrique de 14 éoliennes. Ce projet, soutenu par la Région Réunion, la mairie de Sainte-Suzanne, l’ADEME, "profitera de 10.000 à 12.000 personnes", selon le directeur régional d’Aérowatt, société spécialisée dans le développement et l’exploitation de fermes éoliennes.

La municipalité de Sainte-Suzanne est une des premières communes à accepter le programme d’aérogénérateurs, répondant favorablement au projet régional. La Région Réunion, dans son Plan régional des énergies renouvelables et d’utilisation rationnelle de l’énergie (PRERURE), fixait un objectif quantitatif de 100 mégawatts éoliens, à l’horizon 2025. Cette politique vise à répondre au problème énergétique. Par ailleurs, notre île dispose de tout le potentiel pour développer cette production et répondre à la consommation électrique locale de manière parfaitement autonome.
Le Beau Pays est un exemple en la matière. Maurice Gironcel, maire et conseiller général de Sainte-Suzanne, annonçait sur le chantier de La Perrière que sa municipalité développe un autre projet en parallèle du projet éolien, cette fois-ci solaire. Il s’agit de la réhabilitation de l’école de Bras Pistolet. Cette école sainte-suzannoise située à la même altitude que La Plaine des Palmistes sera prochainement climatique. L’école, disposant d’une construction Haute qualité environnementale (HQE), récupérera le courant de l’énergie solaire, pour la revendre à EDF. Par ailleurs, le dispositif HQE permettra de capter de la chaleur lors de l’hiver austral et de climatiser les salles de classes pendant l’été. "Sainte-Suzanne se positionne résolument à sa place dans le débat de l’énergie renouvelable, propre", déclarera Maurice Gironcel.
Le potentiel de Sainte-Suzanne
La Réunion profite de l’alizé humide du Sud-Est presque toute l’année. De décembre à avril, pendant la saison chaude, elle est soumise à la mousson du Nord-Est. Ce régime combiné au relief détermine une région du vent à l’Est, à forte pluviométrie, et une région sous le vent à l’Ouest, avec des pluies moyennes. Les 14 éoliennes sainte-suzannoises, à 55 mètres d’altitude, produiront à peu près 6 millions 200.000 kilowatts-heure par an. Cela prouve que Sainte-Suzanne participe au développement durable et à l’autonomie énergétique de l’Île de La Réunion, et contribue de manière significative à la limitation de Gaz à effets de serre (GES).
Par ailleurs, ce projet aura servi l’emploi local, de manière directe et indirecte, par la création d’activités confiées à des sociétés locales (géomètre, architecte, bureaux d’études, terrassement, forage, électricité, montage, raccordement électrique EDF, maintenance, personnel pour l’abaissement des machines en cas d’alertes cycloniques). Aérowatt annonce la création de 2 postes pérennes de techniciens chargés de la maintenance de la ferme éolienne.
Aérowatt peut se vanter de disposer d’un modèle unique au monde. Pouvant être ramené au sol en cas de cyclone, l’aérogénérateur Vergnet s’installe sans grue. Pour ce qui est du bruit, disons que le problème est entièrement résolu, puisque la ferme est installée dans les champs de canne, à plusieurs kilomètres des habitations. Le parc éolien contribuera aux finances communales, par le biais de la taxe professionnelle ainsi que les impôts fonciers résultants.
Le bail de location du terrain engendre des revenus directs pour le propriétaire foncier, pour une durée nominale de fonctionnement de 25 ans. Subventionné par le Fonds européen de développement des énergies renouvelables (FEDER), le Conseil régional et par l’Agence française de développement (AFD), ce projet profite de la loi Girardin sur la défiscalisation. 7,100 millions d’euros ont été investi dans ce projet.

Article paru dans Témoignages le jeudi 27 avril 2006 (page 7)
URL : http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=14729

par Eole publié dans : Eolien - onshore - news
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Mardi 18 avril 2006
Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) va construire le premier groupe scolaire français "zéro énergie", dont le but est de produire autant - voire plus - d'énergie qu'il n'en consommera.

 "C'est le projet le plus avancé en France", selon Alain Bornarel, du bureau d'études techniques Tribu, spécialisé en haute qualité environnementale (HQE). "Cette réalisation fera date. Ce sera une référence", renchérit Hubert Pénicaud, architecte, ingénieur, spécialiste des problèmes d'énergie.

Le futur groupe scolaire, conçu par les frères Serge et Lipa Goldstein, offrira, sur deux niveaux, 5 classes de maternelle et 7 classes de primaire. Pour arriver à l'objectif fixé, il lui faudra non seulement produire son énergie mais surtout réduire ses consommations de façon drastique. Le gros du gain passe donc par une très forte isolation et par une gestion optimale de l'énergie.

VERRIÈRES ET CAPTEURS

Les classes, largement vitrées, profiteront au maximum de l'ensoleillement. Les vitrages sont devenus si performants qu'ils laissent entrer davantage de calories qu'ils n'en laissent sortir. L'épaisseur d'isolant, habituellement de 8 à 10 cm, passera à 20 cm. Les ponts thermiques seront supprimés.

Grâce à ces précautions, les besoins de chauffage oscilleront entre 10 et 13 kW/h par m² et par an, contre 50 pour des bâtiments normaux. Une pompe à chaleur puisant l'énergie dans le sol assurera la majeure partie du chauffage. L'eau chaude sanitaire sera fournie pour les trois quarts par 30 m² de capteurs en toiture, le reste étant électrique. Installés sur le toit, 650 m2 de panneaux photovoltaïques fourniront l'électricité, dont la consommation (éclairage, ventilation, ascenseurs, informatique, etc.) constitue le poste le plus difficilement compressible.

L'éclairage naturel sera optimisé. Ainsi, les couloirs, situés l'un au-dessus de l'autre, seront transparents (verrière et dalles de verre), permettant à la lumière zénithale de traverser le bâtiment de haut en bas. Des cellules photoélectriques empêcheront d'allumer la lumière - ou l'éteindront automatiquement - si la luminosité est jugée suffisante. Mieux, des graduateurs adapteront l'éclairage à l'intensité lumineuse.

Dans les espaces fréquentés selon des horaires variables, comme la bibliothèque, des capteurs de CO2 - que dégage notre corps - régleront l'aération en fonction du nombre de personnes présentes. Les locaux occupés à des heures fixes, comme les salles de classe, seront aérés par un système réglé sur une horloge.

Selon les saisons et l'humeur de la météo, l'école vendra ou achètera de l'électricité à EDF. L'objectif, sur un an, étant qu'elle en produise autant qu'elle en consomme.

Le maire de Limeil-Brévannes, Joseph Rossignol, espère même qu'elle en fabriquera davantage. Le simple équilibre rendra le groupe scolaire bénéficiaire. En effet, EDF sera tenue de lui racheter le kW/h à 15 euros alors qu'elle le lui vendra à 6 centimes. Le gain devrait atteindre 6 000 euros par an.

Si la commune se met à l'abri des augmentations tarifaires, elle ne s'enrichira pas pour autant. En effet, les seules photopiles et leur installation coûteront 350 000 euros. Le coût des travaux tournera autour des 5 millions d'euros dont 1,6 million de surcoût par rapport à un bâtiment normal. Les premiers élèves devraient arriver en septembre 2007.

Source : Le Monde

par Eole publié dans : Energies renouvelables - news
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Mardi 18 avril 2006

Les compagnies Repsol YPF et Acciona ont récemment signé un accord initiant la construction et le développement en Espagne de nouvelles usines de production de biodiesel à partir d'huile végétale. Cet accord supposant un investissement de 300 millions d'euros est le plus important signé dans le monde dans le cadre de la fabrication de biocombustible.
La construction de six usines, présentant une capacité de production annuelle de plus de 200 000 tonnes de carburant, est prévue. Implantées près des raffineries du groupe Repsol YPF, elles devraient être opérationnelles à partir de 2007 et 2009. Plus de 200 postes directs et 5 000 emplois indirects devraient être créés, la plupart dans le secteur agricole. 200 000 à 300 000 hectares seront dédiés à la production de la matière première, le colza et le tournesol. Si les estimations prévues sont atteintes, le million de tonnes de biodiesel produit annuellement par ces nouvelles structures devrait permettre d'éviter l'émission dans l'atmosphère de 3 millions de tonnes de dioxyde de carbone.
Ce projet permettra de concrétiser en partie les actions fixées dans le Plan National des Energies Renouvelables 2005-2010 de l'Espagne.

Source : ADIT

par Eole publié dans : Biomasse - biocarburants - news
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Mardi 18 avril 2006

Puertollano en Espagne possèdera en 2008 un institut pionner au niveau international dans les essais des centrales solaires à concentration qui produisent de l'électricité ou de l'hydrogène.
Installé sur une superficie de 55 000 mètres carrés, le nouvel institut permettra d'étudier des concentrateurs solaires de différentes technologies. Les récepteurs totaliseront une puissance installée de 2.7 MW et proviendront des fabricants leaders dans le secteur : Guascor et Isofoton pour l'Espagne, Amonix pour les Etats Unis, Concentrix pour l'Europe, Solar Systems pour l'Australie et la compagnie japonaise Daido Steel-Sharp.
L'électricité produite lors des phases expérimentales sera injectée dans le réseau électrique, permettant de financer en partie le centre. Ce nouveau projet donnera l'impulsion nécessaire à la technologie solaire à concentration pour passer de la phase de prototype à celle d'industrialisation. Le budget initial s'élève à 20 millions d'euros, financé en totalité par le Ministère de l'Education et des Sciences. Le gouvernement autonome de Castille La Mancha s'engage à apporter des fonds complémentaires pour renforcer les capacités de recherche, une fois le centre inauguré.
Le nouvel institut de Puertollano contribuera à diminuer le prix de la technologie et permettra à l'Espagne de devenir une référence mondial dans le secteur de l'énergie solaire.

Source : ADIT

par Eole publié dans : Solaire
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