
Une équipe du Dr. Torste Oekermann de l'Université Leibniz de Hanovre est en train de développer un nouveau type de cellules photovoltaïques dites "cellules solaire à base de colorant" dans le cadre d'un projet financé par l'agence allemande de moyens pour la recherche (DFG).
Pour fabriquer des cellules solaires à colorant, les oxydes semi-conducteurs sont déposés sur un substrat conducteur. Un colorant est ensuite appliqué sur cette couche d'oxyde. Les électrons des molécules de colorant sont excités par la lumière du soleil et diffusent, à travers l'oxyde semi-conducteur, jusqu'à la zone de contact conductrice. Ils se déplacent ensuite jusqu'à la contre-électrode avant d'être réacheminés vers la couche de colorant à travers un électrolyte. C'est ainsi que ce produit le courant photovoltaïque. Ces cellules, qui sont plus performantes et de moindre coût, devraient être commercialisées d'ici peu.
Parallèlement, l'équipe de scientifiques souhaite intégrer ces cellules dans des tissus ou vêtements pour permettre d'alimenter des appareils électroniques portables ou des batteries. Ces cellules pourraient être fabriquées en divers coloris, assurant ainsi leur popularité.
Le professeur Jürgen Caro, directeur de l'institut, explique que "les cellules traditionnelles en silicium fonctionnent bien mais leur fabrication reste très coûteuse car elle implique des procédés hautes températures consommant beaucoup d'énergie".
Les nouveaux prototypes, en dioxyde de titane, sont déjà en vente. Leur fabrication requiert toujours des températures élevées, de l'ordre de 450 degrés Celsius, mais les scientifiques de Hanovre cherchent à améliorer les procédés pour une fabrication idéalement à température ambiante.
L'étape déterminante dans la fabrication de cellules solaires souples à base de colorant est l'élaboration de films d'oxyde semi-conducteur à des températures suffisamment faibles pour ne pas endommager le substrat plastique conducteur. Dans ce domaine, l'université Leibniz de Hanovre est capable de développer les films d'oxyde de zinc poreux les plus performants au monde.
(Source : ADIT )
par apport au solaire photovoltaïque, j'ai toujours émis des réserves: bilan énergétique défavorable (sur sa durée de vie, une cellule restitue à peine ce qu'il a fallu utiliser comme énergie pour la produire), comme c'est d'ailleurs rappelé dans cet article et aussi la composition pour le moins douteuse des alliages utilisés (métaux lourds, polluants divers) dans une perspective d'absence de chaîne de recyclage en fin de vie.
Cette nouvelle technologie est peut-être une des nombreuses nouvelles pistes à suivre. Le bilan énergétique s'améliore, mais on ne parle tout de même encore jamais des déchets en fin de vie...
J'ai trouvé quelques éléments de réponses concernant le bilan énergétique de ces DSC (Dye Solar Cell). A lire ici : http://www.ecn.nl/docs/library/report/2006/rx06063.pdf
Résultat : bilan énergétique de 1,3 an !
D'autres études de cycle de vie concernant le PV : http://www.ecn.nl/publicaties/default.aspx?au=44649
Effectivement, autant pour moi ! Merci pour ces précisions.
1.3 an, c'est vraiment bien. Reste à voir si c'est pour tous les types de cellules ou seulement les DSC testés ici... (De toute façon, je suis bien d'accord, les différences n'iront sans doute pas jusqu'à remettre le bilan du côté négatif)
En revanche, pour les déchets en fin de vie, on peut prévoir ce qu'on veut; s'il n'y a pas de filière organisée de collecte en vue de recyclage, c'est à la décharge (et dans nos nappes phréatique) que tout cela finira.
De même, quid des nombreuses batteries à installer et qui doivent être remplacées régulièrement ... C'est aussi un problème, je pense.
| Juillet 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Vos Commentaires