On les appelle endives en France, chicons ou witloof en Belgique. Mais comment ce légume délicieux (perso, je préfère les chicons au gratin :) ) peut-il aussi fournir de l'énergie ? Mais grâce à la biométanisation de ses racines pardi !
A lire ci dessous :
"Spin-off de l'UCL, GreenWatt a inauguré son projet pilote de production d'énergie verte à la ferme de l'Hosté, à Wavre. Reste à le commercialiser.
L'énergie verte, cela ne se limite pas qu'aux éoliennes ou au colza. On peut aussi produire de l'électricité à partir de déchets végétaux, via la biométhanisation. GreenWatt, une spin-off de l'UCL, vient de terminer la phase expérimentale d'un projet pilote d'installation de biométhanisation à la ferme de l'Hosté, à Wavre. Une bonne nouvelle pour les trois jeunes étudiants qui ont porté la société sur les fonds baptismaux : ils vont pouvoir passer à une phase d'industrialisation et de commercialisation."
lire la suite de l'article de Marc UYTTERHAEGHE de Vers L'Avenir
"Hubert VAN DE WERVE " Plus écologique que de faire péter les vaches "
Hubert van de Werve, vous êtes administrateur-délégué d’Hydro-Chic SA, spécialisé dans l’assistance technique et la livraison de matériel de la culture du chicon (endives). Vous êtes fort intéressé par le procédé développé par GreenWatt. Pourquoi ?
Car il y a un besoin aigu de trouver une solution pour les racines de chicons dans le Nord de la France. Un kilo de chicons produit un kilo de racines. On peut les laver et les donner aux bêtes, mais la région est pauvre en élevages. Et puis les règles sont de plus en plus strictes sur les aliments que l’on donne aux animaux. Or, les racines de chicons contiennent toujours un peu de terre et sont peu énergétiques pour les vaches. Les valoriser dans une unité de biométhanisation est plus écologique que de faire péter les vaches. Il a beaucoup de producteurs de chicons qui pourraient être intéressés ?
En Europe, on compte une cinquantaine de producteurs de chicons, installés principalement en France. On peut estimer qu’ils produisent dix tonnes de racines par an. Et une tonne de racines de chicons peut produire 100 m3 de biogaz, soit l’équivalent de 60 à 70 litres de mazout... L’intérêt est donc économique ? Oui, mais pas seulement. Les racines de chicons sont des déchets qui créent des problèmes dans de nombreuses régions. Grâce à la biométhanisation, on peut se débarrasser de façon intelligente des tas de racines qui pullulent au bord des champs.
Pour la communauté, la biométhanisation des racines d’endives aide à la réalisation du protocole de Kyoto, grâce à la production et la valorisation directement sur le site de l’énergie verte ainsi produite. En plus, la biométhanisation ne produit pas que de l’électricité et de la chaleur... Tout à fait. Avec un kilo de racines de chicon, on produit un litre de lixiviat (NDLR : liquide résiduel qui provient de la percolation de l’eau à travers les déchets) qui peut être réutilisé pour arroser les nouvelles plantations.
Marc UYTTERHAEGHE de Vers L'Avenir."
Un projet pilote a été engagé avec succès à Wendland pour l'utilisation de la biomasse des champs de culture biologique. L'installation de production de biogaz issu de la biomasse a été subventionnée par le ministère fédéral de l'environnement (BMU) et l'Office fédéral de l'environnement (UBA). Cette installation permet de transformer le méthane issu de la fermentation de lisier animal, de trèfles et de plants de maïs, en courant électrique et en énergie de chauffage. De plus, cette installation fournit aux agriculteurs de l'engrais Bio issu des résidus de la réaction de fermentation. En effet, les engrais minéraux sont interdits dans l'agriculture biologique. Le projet démontre que la fabrication de biogaz est, à terme, économiquement rentable pour les petites exploitations agricoles. La rentabilité de ce genre d'installation n'était pas évidente étant donné le petit nombre d'animaux élevés par hectare en agriculture biologique. En mélangeant au lisier de la biomasse dans le processus de fermentation, on augmente la productivité de l'installation. Cette installation peut répondre aux besoins énergétiques de 12 à 13 maisons pendant toute l'année. Ainsi, 40 tonnes de fuel de chauffage sont économisées chaque année. De plus, ce système évite chaque année la production de 100 tonnes de dioxyde de carbone, gaz à effet de serre.
(Source : ADIT)
Des producteurs de luzerne de la Mayenne utilisent depuis 1998 le biogaz d'un centre de stockage de déchets pour déshydrater leur produit. À l'occasion de la semaine du développement durable, ils ont souhaité présenter cette initiative.
(...)Depuis 1998, une coopérative de la Mayenne, la CODEMA utilise du biogaz issu d'une installation de fermentation d'ordures ménagères à Changé (54) géré par le groupe Séché. Le partenariat a été réfléchi dès l'implantation du centre de stockage. Les agriculteurs de la CODEMA ont cédé une partie de leurs terres pour l'implantation du centre. En contrepartie, il rachète le biogaz moins cher que les autres énergies classiques pour alimenter le brûleur de leur usine de déshydratation installée tout près du centre. Le biogaz provient des alvéoles fermées où les déchets se décomposent et est envoyé par des canalisations directement vers l'usine. Le débit et la teneur du biogaz en méthane est maîtrisé par le centre de stockage qui assure une composition en méthane à hauteur de 35%. En 2005, l'usine a produit 17.000 tonnes de luzerne déshydratée en utilisant 17 Millions de m3 de biogaz soit 30% de la production du centre de stockage. 500 agriculteurs utilisent cette usine dont 15 agriculteurs biologiques. Chacun apporte son lot de luzerne et récupère ses propres bouchons pour éviter les mélanges et assurer la traçabilité des produits. Le coût de l'installation s'élève à 3 millions d'euros dont 20% ont été financés par apport direct des agriculteurs et 80% par un emprunt. Grâce aux économies réalisées sur l'achat de l'énergie, le retour sur investissement est prévu dès 2008.
Je vous invite à lire l'article complet sur Actu Environnement
(Copyright Actu-Environnement)
Une étude dirigée par Tomas Amon, de l'Institut des techniques agricoles de l'Université agronomique de Vienne, montre que les besoins de l'Autriche en gaz pourraient être couverts avec du biogaz, pour peu que des techniques agricoles efficaces soient mises en place.
Le Département des systèmes agricoles durables, en particulier, met au point de nouvelles méthodes d'assolement : les rotations de cultures proposées (triennales) donnent des produits alimentaires (céréales, fourrages), des matières premières (engrais organiques, huiles et graisses...) et de l'énergie, tout en préservant et développant les qualités des pièces de terre cultivées. Le cycle naturel des éléments (azote, minéraux...) est pris en compte, pour ne pas appauvrir les sols tout en en tirant des rendements élevés.
Tomas Amon et ses collaborateurs sont également favorables au basculement systématique 'cultures de produits alimentaires/cultures de produits non alimentaires', à l'utilisation en cascade des plantes et à l'utilisation couplée de leurs parties végétatives et génératives. Ainsi, les grains de maïs peuvent être transformés en amidon ou en fécule pendant que le reste des épis est converti en biogaz.
Par ces méthodes, l'Autriche pourrait produire les 4,8 millions de TEP (Tonne équivalent pétrole) de biogaz qui suffiraient à remplacer les 7,2 millions de TEP de gaz naturel actuellement utilisés. Le pays y gagnerait en indépendance énergétique tout en contribuant significativement à la réduction des émissions de CO2.
Signalons par ailleurs la création d'une association pour la R&D consacrée au biogaz, F&E Forum Biogas. Cette association, créée par le même Tomas Amon, réunira les firmes, les associations et les groupes d'utilisateurs impliqués dans la recherche, la construction d'installations ou le conseil. Un centre de compétences dédié à la production et à l'utilisation de biogaz pourrait en émerger.
Source : ADIT
Le Gouvernement wallon a adopté ce jeudi 30 mars sa nouvelle stratégie pour les déchets en Région wallonne. L'objectif premier est de réduire durablement le volume des déchets ménagers et industriels.
Parmi les différentes mesures décidées citons la création d'unités de biométhanisation ainsi que des primes à la biométhanisation (pour autant qu’une valorisation agricole soit garantie).
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