La Slovénie dispose de 28 sources naturelles et de 50 puits d'eau thermale, avec une puissance totale pour ces sources d'environ 130 MW, dont environ 100 sont utilisés pour la production de 400 de GWh d'énergie sous forme de chaleur. D'après certains spécialistes, le potentiel de l'énergie géothermale en Slovénie est encore bien plus grand.
L'entreprise Nafta Geoterm de Lendava a commencé l'année précédente la première phase de chauffage par le système géothermal du puits Le-2g, avec lequel sont chauffés actuellement 30.000 m2 d'appartements, un hôtel, quelques entreprises et une école. Cette année, un puits sera construit, Le-3g, dit de réinjection, qui permettra de rendre l'eau utilisée dans le sous-sol, pour la première fois. Ce système, d'une valeur de 3 millions d'euros, et financé par l'entreprise Nafta Geoterm elle-même assurera 84.000 de MWh, ce qui peut remplacer 8 millions de litres de pétrole par an.
Le puits Le-2g d'une profondeur de 1500 mètres fournit 50 litres d'eau à 75 °C par seconde. Avec le système Le-3g, l'utilisation de l'eau chaude sera successive : l'eau sera tout d'abord fournie aux utilisateurs qui ont besoin de l'eau très chaude et ensuite aux autres jusqu'au point où l'eau refroidie sera canalisée dans le puits de réinjection Le-3g. Ce puits permettra à l'entreprise Nafta Geoterm non seulement d'assurer une source d'énergie renouvelable mais aussi de surveiller l'influence du prélèvement et de renvoi de l'eau thermale dans le sous-sol profond.
A cause de l'existence de nombreuses piscines d'eau thermale, le niveau dans les puits baisse. Pour cette raison tous les utilisateurs seront obligés d'ici cinq aux dix ans soit de diminuer l'utilisation d'eau thermale soit de construire des systèmes de réinjection.
(Source : ADIT - Delo, avril 2007 )
Ce titre, que je trouve génial, est du à Philippe Jamet, rédacteur du bulletin électronique repris ci-dessous :
Un groupe de travail composé de scientifiques, d'industriels et de représentants du gouvernement vient de produire un rapport sur l'avenir de la géothermie profonde (Enhanced Geothermal Systems - EGS) aux Etats-Unis. Selon ce rapport, un investissement public de R&D de l'ordre de 1 milliard de dollars permettrait de vaincre les obstacles technologiques qui s'opposent encore à la valorisation à grande échelle de cette source énergétique. Le potentiel de la géothermie profonde à l'horizon 2050 correspondrait à 100 gigawatts, soit 10% de la puissance électrique installée actuellement aux Etats-Unis.
La géothermie profonde consiste à exploiter des formations géologiques profondes (de 3 à 10 km), notamment des dômes granitiques, comme des échangeurs de chaleur. La fracturation naturelle de la roche est développée et utilisée pour réchauffer de l'eau introduite dans des puits d'injections et dont une fraction est récupérée dans des puits d'extraction. La technologie HDR (Hot Dry Rocks) est ainsi exploitée dans l'installation pilote de Soultz-sous-Forêts en Alsace.
Selon les auteurs, le développement massif de la géothermie profonde permettrait aux Etats-Unis de s'affranchir d'une partie de leur dépendance vis-à-vis des énergies fossiles et de s'affranchir des contraintes environnementales et technologiques qui limitent la mise en valeur des gisements éoliens et solaires. Par ailleurs, les technologies actuelles permettent d'envisager l'exploitation de fluides de basse enthalpie. Des EGS pourraient être ainsi installés sur l'ensemble du territoire des Etats-Unis et non pas seulement les "points chauds". Une analyse technico-économique sur 7 sites candidats montre que le coût du kilowattheure s'établirait entre 12,7 et 104,9 cents dans la phase de développement et entre 3,6 et 9,2 cents dans la phase de production.
Parmi les recommandations du panel figurent le lancement d'un programme national "agressif" impliquant les agences fédérales, notamment le DoE et l'USGS, le développement de projets pilotes en marge d'installations géothermiques et pétrolières existantes, la mise en place de politiques fiscales incitatives et la participation des Etats-Unis aux projets internationaux de Cooper Basin (Australie) et Soultz-sous-Forêts (France).
(Source : ADIT )
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/0cOzG
- Le futur de l'énergie géothermique, impact des systèmes géothermiques avancés aux Etats-Unis dans le courant du 21ème siècle (texte intégral, 372 pages).
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/2iEpu
En 2006, 24.000 systèmes exploitants l'énergie géothermique ont été installés dans les bâtiments résidentiels et tertiaires, soit deux fois plus qu'en 2005. "Il y a encore quelques années nous ne nous serions jamais attendu à de tels résultats", a souligné Simone Probst, présidente de la fédération de Géothermie allemande (GtV-BV).
Toutefois, les résultats auraient pu être encore meilleurs. Les entreprises spécialisées dans les activités de forage accusent un manque cruel de main d'oeuvre. Rien que pour la construction de sondes géothermiques, des milliers de travailleurs supplémentaires seraient nécessaires. La branche doit par ailleurs investir davantage dans les nouveaux outils de forage pour satisfaire la demande de la population allemande.
Les systèmes géothermiques sont pratiques et requièrent peu d'entretien. L'efficacité globale des systèmes a été nettement améliorée ces dernières années. Concernant leur montage, les clients doivent toutefois faire particulièrement attention et faire appel au service d'entreprises sérieuses qui ont recours aux techniques les plus récentes.
Selon la GtV-BV, on dénombre aujourd'hui en Allemagne plus de 100.000 équipements qui exploitent la géothermie de surface. 2.000 équipements supplémentaires sont installés chaque mois. La géothermie alimente également des réseaux de chauffage urbain totalisant une puissance de près de 80MW. En 2007, trois nouvelles centrales électriques seront mises en service (Bruchsal, Landau/Pfalz et Unterhaching) utilisant la ressource géothermique et produisant probablement aussi de la chaleur. Les capacités de la centrale de production de chaleur d'origine géothermique à Erding devront être doublées pour faire face à la demande.
La montée des prix de l'énergie et la nécessité de garantir la sécurité d'approvisionnement font de la géothermie profonde une ressource de plus en plus intéressante.
(source : ADIT )
Virgile avait imaginé la porte de l'Enfer dans la région du lac d'Averne, dans la province de Naples. Dans cette zone le magma, à quelques kilomètres de profondeur, rencontre les nappes phréatiques, engendrant un mécanisme à l'origine des éruptions, mais aussi le bradyséisme, c'est-à-dire le soulèvement et l'abaissement de la terre. L'énorme gisement de chaleur du sous-sol est capable d'actionner les turbines d'une centrale électrique, mais aussi d'alimenter des installations de chauffage, injectant dans le circuit urbain l'eau réchauffée par les roches bouillantes que comporte la croûte terrestre. C'est l'objectif du projet international " Campi Flegrei Caldera Deep Drilling Project ", présenté à Naples par l'Institut national de géophysique et de vulcanologie, initié et dirigé par Giuseppe De Natale et Claudia Troise.
L'Italie est le cinquième producteur d'énergie géothermique au monde après les Etats Unis, les Philippines, le Mexique et l'Indonésie, et le premier en Europe. Son sous-sol présente de nombreuses similitudes avec celui de l'Islande. C'est justement l'exploitation islandaise des ressources écocompatibles qui a fait naître l'idée d'exploiter le sous-sol bouillant de Naples : le premier puits expérimental sera réalisé avant la fin 2008, dans l'ex-aire industrielle de Bagnoli. Il aura deux kilomètres de profondeur et sera équipé d'instruments de contrôle. D'ici 2009, commenceront les travaux pour un second puits, toujours à Bagnoli, qui servira à étudier les conditions nécessaires à la construction d'une centrale géothermique, ainsi que la structure thermique du sous-sol jusqu'à cinq kilomètres de profondeur. Les instruments de contrôle actuels devront être améliorés afin de pouvoir mesurer la sismicité, la déformation, la température et les émissions gazeuses. Cet observatoire en profondeur de Naples devrait ainsi être en mesure de détecter les signes avant-coureurs d'éruptions avec une précision inégalée.
(Source : ADIT )
Et pour rappel, le site du projet franco-allemand à Soultz-sous-Forêts
Matthias Michael, directeur de l'entreprise allemande Green Energy spécialisée en géothermie, pense que 2007 est l'année décisive pour la géothermie en Allemagne. Dans les prochains mois, Green Energy devrait construire sa première centrale géothermique près de Karlsruhe, suivie rapidement d'une dizaine d'autres en Allemagne. Si l'exploitation de la géothermie est jusqu'alors essentiellement destinée au chauffage domestique, Green Energy a pour objectif explicite de produire de l'électricité. Dès fin 2008, la centrale devrait alimenter le réseau électrique avec une puissance de 8MW, et ce 8000 heures par an. Contrairement à la production d'énergie éolienne ou solaire qui dépend des conditions météorologiques, "la géothermie est une source d'énergie alternative qui se prête bien à la fourniture d'électricité de base et qui pourrait même remplacer des centrales à charbon", note M. Michael.
Plusieurs gros projets similaires sont menés actuellement en Allemagne. A Unterhaching près de Munich, une des premières grosses centrales géothermiques, qui a nécessité un forage de 3000m de profondeur et dont la mise en service est prévue pour 2007, devrait couvrir les besoins thermiques et électriques de respectivement 4000 et 2000 foyers. Cette prestation nécessite un débit d'extraction de 150 litres d'eau par seconde et une température constante en surface de 122 degrés. Toutefois, rares sont les régions allemandes où l'on peut trouver, comme sur le futur site de Green Energy, les conditions géologiques favorables à une telle exploitation de la géothermie.
Selon M. Michael, si le prix de l'électricité continue à augmenter, la géothermie pourrait dans quelques années déjà se passer des subventions dont bénéficie actuellement le secteur. Ces subventions s'élèvent aujourd'hui à 15 centimes d'euros pour les 5 premiers MW que l'exploitant raccorde au réseau et ceci pendant 20 ans.
(Source : ADIT )
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