L'institut Leibniz de génie agricole de Potsdam-Bornim (ATB) a développé un nouveau procédé de séparation magnétique des bactéries permettant de doubler la productivité des installations de production de biogaz.
Les performances des installations habituelles sont limitées par une trop faible concentration des bactéries responsables de la méthanisation. Au moment du renouvellement du substrat, la plupart des microorganismes sont éliminés en même temps que la matière fermentée. Les bactéries, qui métabolisent les liaisons carbone contenues dans le substrat, sont pourtant responsables de la production du biogaz.
A l'aide d'un processus physique simple, les scientifiques de Potsdam sont parvenus à retenir les bactéries dans le réacteur et à les enrichir. Des particules magnétiques sont introduites en très faible quantité dans la cuve et retenues dans le substrat par les "flocons" de bactéries. Il devient alors possible, à l'aide d'un aimant permanent de séparer les bactéries et de les réintroduire en temps voulu dans le réacteur. Pour la magnétisation des "flocons" de bactéries, on peut avoir recours à des produits usuels tels que la ferrite.
Les essais ont démontré que grâce à un tel processus, on pouvait doubler le rendement des bactéries et donc augmenter la productivité de l'installation.
Ce procédé est bien adapté à la fermentation de substrats riches en eau, tels que les jus de distillerie, mais il est également utilisable pour la fermentation de matières renouvelables solides.
Suite au succès de cette phase de test, l'institut recherche désormais des partenaires pour l'application pratique du procédé.
Pour en savoir plus :Prof. Dr. Bernd Linke et Dipl.-Ing. Jan Mumme - Leibniz-Institut für Agrartechnik Potsdam-Bornim e.V. (ATB), Abteilung Bioverfahrenstechnik, Max-Eyth-Allee 100, D14469 Potsdam - tél : +49 331 5699 110, fax : +49 331 5699 849 - email : blinke@atb-potsdam.de et jmumme@atb-potsdam.de - http://www.atb-potsdam.de/
Source : ADIT et Dépêche idw, communiqué de l'institut Leibniz Institut pour les techniques agricoles de Potsdam-Bornim - 29/03/2007
Dimanche 17 décembre 2006
La piscine municipale de Cazorla est la première d'Espagne à être chauffée à l'aide de noyaux d'olives.
L'utilisation de la biomasse est perçue comme un énorme bénéfice vis-à-vis de l'environnement et également comme une forte économie énergétique. De plus, dans une région telle que l'Andalousie, où les cultures d'oliviers sont très importantes, la possibilité d'obtenir du chauffage par les noyaux d'olives serait un avantage considérable. De nombreuses manifestions sont réalisées pour mettre en valeur cette énergie.
La piscine municipale de Cazorla fait partie de cette politique de communication. Elle est la première à être équipée d'un système de chauffage de l'eau et de l'air alimenté par des noyaux d'olives.
La piscine, dotée d'une couverture télescopique permettant son usage été comme hiver, a vu cette installation mise en place par l'entreprise Hidroelectro de Cazorla SCA. Un chauffage conventionnel de 581 kW a été mis en place. La consommation de noyaux d'olives sur l'année fut de 140 tonnes.
Pablo Teruel, responsable de Hidroelectro de Cazorla SCA, affirme que les consommations ont atteint 65% de la consommation totale (35% venant de l'énergie conventionnelle), avec une température ambiante de 30-31°C, pour 28-29°C dans l'eau.
On réalise aussi de considérables économies: le coût horaire, dans le cas de gasoil tournant, est approximativement de 30 euros, alors que dans le cas des noyaux d'olives, il dépasse à peine les 10 euros.
Le système d'épuration de l'eau, par hydrolyse, est unique en son genre. Il est basé sur la non utilisation de chlore et de produit chimique, bien que les exigences de normes sanitaires imposent une petite utilisation de chlore.
(Source : ADIT )
Et bientôt la même chose en France avec des pépins de raisins ? ;)
Un appareil de traitement des déchets vient d'être développé par l'Université de Western Ontario et l'entreprise Agri-Therm Ltd., fabricant d'équipement destiné aux bio-huiles et aux produits de biomasse. Les déchets agricoles sont transformés en bioproduits et en combustibles d'énergie renouvelable, permettant de fournir une source de revenu supplémentaire pour les agriculteurs. Le prototype, du nom de Fast Pyrolysis Machine, développé par les professeurs Franco Berruti et Cedric Briens de l'Université de Western Ontario, mesure environ 7 mètres de long et est monté sur une remorque afin de pouvoir être transporté sur la plupart des routes. Grâce au principe de pyrolyse (décomposition thermique de la biomasse à des températures supérieures à 200°C en l'absence d'air), la machine décompose et transforme diverses matières, dont la canne à sucre, le tabac, la paille de riz et le café en biocarburant. Les produits issus de la transformation peuvent servir de combustibles, de produits pharmaceutiques et d'additifs alimentaires. Ils permettraient aux agriculteurs d'avoir une autre source de revenu et de réduire la pollution grâce à la production de combustibles ne contenant pas de soufre.
(Source : ADIT )
La combustion de déchets forestiers et agricoles permet de chauffer la moitié des 1 500 habitants de la commune.
Schenkenfelden (Haute-Autriche)
Un soleil de plomb inonde la place de la mairie de Schenkenfelden. Réfugié dans son bureau où subsiste encore un peu de fraîcheur, Johann Pötscher, le bourgmestre de ce coquet petit village autrichien de 1 500 âmes, situé à la frontière tchèque, exhibe fièrement ses projets d’énergies renouvelables, relevé cadastral et photos à l’appui. Schenkenfelden, couronnée « commune la plus innovatrice d’Autriche » en 2005, cumule les honneurs et regorge d’idées. Depuis douze ans, elle a fait le pari de renoncer aux énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) pour exploiter au maximum les ressources environnantes de la nature : soleil, vent, eau et déchets végétaux. Trois ambitieux projets ont, depuis, vu le jour dans les années 1990 : énergie solaire, éolienne et réseau de chaleur par biomasse (matières organiques produites par les animaux et les végétaux). 45 % des 470 maisons du bourg dépendent aujourd’hui de ces énergies nouvelles pour le chauffage et l’électricité. Objectif d’ici à 2010 : passer à l’autosuffisance complète, tout en réduisant de 50 % les émissions polluantes (CO2) du village. Fierté des habitants de Schenkenfelden, le réseau de chaleur par biomasse (« Nahwärme ») a été inauguré en 1998. L’édifice, entièrement en bois, surprend par ses dimensions et son modernisme, derrière ses airs de grange proprette. Trois villageois bénévoles en ont la charge. « Tout est automatisé, sourit l’un d’entre eux, Joseph Wöss. Une simple visite de contrôle de temps en temps suffit amplement. » Derrière les deux brûleurs qui ronronnent, capables de produire 1 950 kW, un immense hangar de 40 m sur 16 abrite jusqu’à 3 500m3 de déchets de biomasse forestière. De quoi chauffer toute une année les 58 habitations du village qui en dépendent déjà. Les particuliers paient leur facture de chauffage directement au réseau de coopératives gérant les installations de biomasse en Haute-Autriche, Biomasse Verband. Il en coûte 1 200 à 1 500 euros par an, plus les frais de raccordement initiaux (3 500 euros).
Un lourd investissement
Une grande partie des déchets sont fournis à 40 % par 34 agriculteurs locaux, qui collectent les rebuts de bois sur leurs propriétés et ont participé au cofinancement du projet. Le recyclage de ces déchets végétaux, pour lesquels la mairie a mis un broyeur à leur disposition, est une affaire lucrative. La municipalité leur paie 15 à 20 euros par mètre cube déversé. Deux menuiseries avoisinantes contribuent également à alimenter le réseau, mais leur bois, plus humide, est payé un peu moins cher, entre 12 et 15 euros par m3. Une fois les déchets déversés dans la cuve de stockage, un jeu de vérins hydrauliques active la mise en mouvement du sol de l’installation, et les déverse progressivement dans les brûleurs, auxquels sont reliées des tuyauteries d’eau, opérant en circuit fermé. La chaleur parvient ainsi aux habitations du village. Au début de ce projet, l’investissement a été lourd : 1,8 million d’euros ont été engloutis dans la biomasse, dont 40 % provenaient de l’État et de l’Union européenne, 29 % de subventions régionales diverses, 13 % du Land de Haute-Autriche et enfin, 18 % du village lui-même, par les dons de ses entreprises et de certains habitants. « Il n’y a plus de subventions depuis 1998, précise Johann Pötscher. Nous sommes totalement autonomes financièrement. » Le réseau de chaleur a ses limites. Il atteint pour le moment un diamètre de 2,5 km. Il couvre le centre du village, mais pas les habitations et fermes situées en périphérie. « Leur tour viendra, promet le maire, confiant. Nous ne pouvons raccorder tout le monde à la fois. »
Le Figaro - MAURIN PICARD . Publié le 08 septembre 2006
L'utilisation de biomasse à des fins énergétiques s'est considérablement accrue en Allemagne. En 2005, environ 1,2 millions d'hectares de plantes énergétiques ont été utilisées pour la production de biocarburants ou de biogaz. Ainsi, d'après l'Agence des matières premières renouvelables (FNR), 10% des surfaces agricoles utilisées rentreraient déjà dans le label "de l'agriculture à l'énergie".
Depuis un an, plusieurs cultures à haut rendement énergétiques sont testées à la FNR pour des utilisations énergétiques. L'office de l'agriculture du Land de Thuringe coordonne sur 3 ans un projet comprenant 6 régions de culture permettant à chacune de tester 8 plantes énergétiques différentes. Ainsi, des cultures anciennes telles que le millet ou des cultures d'Amérique du Nord aurait une chance de dépasser le maïs pour la production de biogaz. Il est également important d'optimiser les cultures, d'où l'utilisation de cultures intermédiaires améliorées telles la moutarde.
Avec ce projet, la FNR espère disposer de la plus large palette possible de matières premières pour la production de bioénergie, et augmenter la biodiversité agricole. A moyen terme, les résultats seront utilisés, non seulement pour la production de biogaz et de biocarburants, mais aussi pour la production de biocarburant de synthèse BtL (Biomass-to-Liquid), dont l'avenir est prometteur.
La FNR et la société allemande de l'agriculture (DLG) organisent un forum au centre d'information "Energie de l'agriculture", en Hesse du 20 au 22 juin 2006. Les exposants présenteront leurs nouveautés sur les cultures, les récoltes et la conservation des plantes énergétiques.
(Source : ADIT)
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