La production d'énergie par la force des marées en Russie est encore anecdotique. Mais les spécialistes s'attendent à un progrès considérable dans ce domaine et posent les bases de développements futurs. Le directeur général de la SARL "Novaïa Energétika" [Nouvelle Energétique], Victor Liatkher, propose une nouvelle approche de la conception de centrales à énergie marémotrice. L'idée est de ne pas barrer entièrement le golfe par une centrale, mais de l'installer sur la partie où la vitesse des courants de marées est la plus forte.
La centrale se compose de machines flottantes ou fixées sur le fond, convertissant l'énergie des marées en énergie électrique ou, quand ceci est impossible ou non rentable, en convoyant l'énergie par de l'hydrogène liquide ou gazeux. Le réglage de la résistance hydraulique des turbines permet d'atteindre une production maximale. En général la puissance de l'installation ne dépend que des capacités financières de l'investisseur, mais elle reste limitée par une valeur dépendant de paramètres hydrologiques et topographiques. C'est pourquoi l'utilisation de la force marémotrice ne nécessite pas de bloquer sur toute sa longueur le bassin et de créer une hauteur de charge.
La turbine brevetée par M Liatkher, peut être de taille et de rendement importants. Elle possède une ou plusieurs paires d'étages tournant dans des sens opposés, ce qui diminue la charge mécanique agissant sur la turbine.
L'installation n'influe pas sur son environnement. La distance entre ses pales est grande et leur vitesse est faible, à peine 2 à 3 fois la vitesse du courant, ce qui ne trouble pas la faune aquatique. L'installation peut être remorquée, montée et démontée sans peine.
Selon les estimations, la puissance optimale d'un ensemble unitaire de ces machines peut atteindre 20 à 75 MW voire plus, sur un détroit entre un bassin et la mer, là où les vitesses sont assez grandes (2 à 4 m/s). De telles vitesses de courant se rencontrent à plusieurs endroit en Russie, sur les mers européennes, etc. Certes, la puissance des turbines varie selon le temps, mais l'utilisation en réseau de plusieurs installations espacées les unes des autres permet de lisser la production d'énergie.
La construction de centrales à énergie marémotrice permettrait de modifier qualitativement la carte énergétique de la Russie. Une simple centrale de nouvelle génération, installée en mer d'Okhotsk dans la baie de la Pènjina pourrait atteindre les 165 GW et fournir près de 312 TW.h sur un an, soit 30% de la production totale électrique russe actuelle. (Note : je n'ai pas trouvé sur le web d'autres documents confirmant les chiffres avancés!)
Selon M Liatkher, "la mise en fonctionnement de stations électriques du type proposé ne réclame pas beaucoup de temps et n'engendre pas de problèmes écologiques. Cette tâche peut et doit, avec un minimum de risques, être commencée sans délai."
Source : InformNauka - http://www.informnauka.ru
Origine : BE Russie numéro 13 (29/06/2007) - Ambassade de France en Russie / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43436.htm
Quelques explications encore dans ce document : Tidal Power as Basis for Hydrogen Energetic
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Le Department of Trade and Industry (DTI, ministère du Commerce et de l'Industrie) vient de financer un projet d'énergie des courants sous-marins à hauteur de 878 000 livres (environ 1,28 millions d'euros). Ce projet effectué par la compagnie Pulse Generation, basé à Hull, va exploiter les courants de la rivière Humber (nord-est de l'Angleterre) pour produire de l'électricité. Son coût total est de 1,7 millions de livres (2,5 millions d'euros).


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